Que se passe-t-il ? L’Éclaireur, Rue Boissy d’Anglas, a été ce Mardi 6 octobre 2015, pendant la Paris Fashion Week un écrin, une chambre noire pour révéler l’installation de Liborio Capizzi: « A brief of Apocalypse »… Boite dans la boite comme pour nous amener vers une autre dimension, celle du corps dans l’espace, l’instant a permis de mettre en lumière le talent du créateur italien.

Curiosité stylisée

Les vitrines du 10 Rue Boissy d’Anglas donne le ton de l’installation Di Liborio. Du noir et du blanc sont la métaphore d’un bain argentique… Pourtant de l’image à la vidéo, il n’y a qu’un écran mettant en scène Polly Fey, muse vivante mais pourtant virtuelle… Cette figure est reprise sur des bustes coutures à la tête d’ampoule. L’allégorie en mode « on » et en version « off » montre que Liborio Capizzi, auteur de cette œuvre et créateur-créatif à plus d’une idée qui scintillent dans son esprit… Il allume les désirs

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Une idée, une ampoule

Chaque modèle qui renvoie sa lumière semble crier aux publics présents une vérité. Pourtant aucun son ne jaillit du podium et uniquement une vidéo fait « avancer » dans un univers apocalyptique une créature. Les invités sont surpris et perturbés par ces clones figés. La musique électronique diffusée donne l’espoir qu’un cœur bat…

Voir au-delà des apparences

Pour accompagner cette transmutation métamorphosée, les gorgées de champagne aident à comprendre ce monde dans un autre monde. Perché ? No Amore, c’est avant-gardiste… Une journaliste venue d’Argentine trouve cela franchement « Punk » alors que sa compatriote allemande déclare que la lumière qui s’allume fait écho à l’étoffe patinée et sur-teintée qui questionne le temps…

« Vous en pensez quoi ? », demande une jolie blonde vêtue de noir des pieds à la tête à un jeune homme aux lunettes trop grandes pour qu’il soit critique littéraire ? « L’éclaireur a toujours une vision tranchée et une sélection avec un train d’avance » lui répond-il…

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Surprise dans la surprise

Mais voilà que deux créatures apparaissent soudainement… Tout ce petit monde est interloqué et se demande « qui sont elles » ? Elles sont identiques, l’une comme l’autre. Une blouse blanche évanescente, avec des variations dans la coupe, habille des corps longilignes. Le visage est masqué par un casque recouvert de perles nacrées… Devant la horde de gardes du corps qui accompagne les deux êtres, les portes se sont ouvertes comme un sésame magique…

Sacré Liborio Capizzi

Il a réussi son coup en créant un événement dans l’événement… La nuit est tombée et dans cette boite noire, les pièces crées, mises en lumières ont dévoilé tout l’art de la déconstruction, le sens de la coupe, l’équilibre des pliages et des savantes coutures du maestro. Des accords abrasifs, de la toile militaire brute, des broderies de vieilles nappes, de la dentelle de Bruges amidonnée, coupures et le jersey de coton ont révélé qu’il existe encore une part de magie dans la création… Même dans un « brief » moment « of apocalypse »…

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